Les entreprises, la crise et l’Open innovation

3 août 2009 par Mathieu Dupas Laisser une réponse »

Une période difficile (Photo : alter1fo)

En cette période économique particulièrement difficile, 2009-2010 sera sans aucun doute une période spéciale pour l’innovation.
Des changements sont à venir.

2 attitudes sont possibles :

Certaines entreprises vont décider de réduire leurs coûts, notamment ceux liés à la R&D et l’innovation dans l’espoir de passer la crise.

Les risques encourus:
Perte de marché : tout ralentissement dans le rythme de sortie de nouveaux produits engendrera un vieillissement du portefeuille produit d’une entreprise. Ceci se sentira dans 6 mois, 1 an en fonction du domaine.
Le consommateur, désormais habitué à un renouvellement rapide de ses produits se tournera vers un produit plus novateur.
Diminution de l’image de marque (produits vieillissant).
Besoin accru en R&D au sortir de la crise pour rattraper le retard.

D’autres au contraire vont maintenir à tout prix leur budget innovation, en rognant sur d’autres aspects afin de sortir renforcé de la crise.
Les risques :  que la crise perdure et que les ressources financières de l’entreprise soient touchées plus durement.

Comment faire alors ?

Une solution médiane très intéressante peut être apportée par l’Innovation Partagée (ou encore « Innovation ouverte », « Open innovation »).
De nombreuses sociétés américaines ont déjà adopté ce modèle.

Grâce à ce modèle, elles diminuent leurs coûts de R&D tout en accélérant leurs démarches d’ innovation par la plus grande qualité d’idées nouvelles qu’elles génèrent.
En termes de productivité, pour les mêmes ressources, une entreprise réussit à gérer plus de projets.
En termes de qualité des idées, on assiste également à une amélioration notable de la pertinence des idées.

L’innovation partagée offre ainsi une opportunité substantielle d’augmenter les ressources intellectuelles d’une entreprise.
En fait, malgré toutes les ressources internes que des entreprises de grande taille peuvent avoir, elles gardent un gros besoin en Innovation Partagée du fait de leur tendance naturelle au statu quo ou à l’institutionnalisation.

Où innover ?

Une tendance naturelle serait de considérer que l’Innovation Partagée ne concerne que les phases de design produit R&D.
Cette erreur ferait passer à côté du potentiel d’innovation présent au sein d’une entreprise.

Cela reviendrait à ne regarder  l’entreprise qu’avec une vue microscopique.
En effet, des sources d’innovation potentiellement intéressantes concernent également la production, la logistique, le marketing…

On peut prendre l’exemple de DELL qui fut considéré dès le début comme une société innovante, non pas pour ses produits mais sur son business-model d’origine basé sur une logistique innovante.
Plus tard, Dell s’est aussi rallié au mouvement d’Open innovation grâce à son site collaboratif.

Dans un autre modèle, Starbucks a innové en proposant son projet « My Starbucks idea » grâce auquel des clients proposent des améliorations, des nouvelles recettes…

Dans le monde anglo-saxon le modèle d‘Innovation Partagée commence donc à devenir un « Best practice », entraînant dans son sillage d’autres entreprises.
Combien de temps pour que le phénomène arrive dans le monde francophone ?

L’ambition d’InnovationPartagee.com est de devenir le vecteur de ce phénomène dans le monde Francophone.

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