Articles Taggés ‘open innovation’

De la boîte à idée à l’innovation 2.0

30 juillet 2010


panel

(Photo : Bearing Point)

« De la boîte à idée à l’innovation 2.0, l’Innovation collaborative dans tous ses états », tel est le titre du nouveau point de vue issu du cabinet de conseil Bearing Point.

Ce rapport a été conduit en partenariat avec Air Liquide, la Direction Générale de Modernisation de l’Etat, Reunica, Orange, la SNCF et Veolia Environnement. Il s’appuie sur 70 entretiens auprès de décideurs de l’innovation et  près de 60 dispositifs d’innovation collaborative associant clients ou salariés.

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Ecomagination: le défi innovation ouverte chez GE

23 juillet 2010

ecomagination

GE a lancé le 13 Juillet 2010  son défi innovation ouverte de 200 millions $ à la recherche d’idées révolutionnaires qui permettront de créer des réseaux électriques plus intelligents, plus propres et plus efficaces.

Ce défi mondial invite technologues, entrepreneurs et jeunes entreprises à mettre en commun leurs meilleures idées et à se rassembler pour relever l’un des défis les plus complexes au monde : la mise en place de la génération de réseaux électriques du 21ème siècle. » En savoir plus: Ecomagination: le défi innovation ouverte chez GE

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Des solutions écologiques et innovantes : les gagnants de la BetaCup

18 juin 2010

karma cup

Les résultats de la BetaCup (cf article ‘Open Innovation et écologie’) sont tombés !

5 vainqueurs ont été désignés avec des propositions innovantes allant de la technologie produit  jusqu’au service.

Les voici » En savoir plus: Des solutions écologiques et innovantes : les gagnants de la BetaCup

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Open Innovation et écologie : l’exemple de Starbucks BetaCup

3 juin 2010
Après le succès de son site mystarbuckidea (cf), Starbuck a décidé de continuer sur sa lancée et de faire appel aux bonnes idées de ses clients pour résoudre une problématique écologique :
Le devenir des gobelets à emporter.
Le but pour starbucks est d’être capable de fournir en 2015 des gobelets 100% recyclables.
Starbucks a prévu 20.000$ en prix pour les idées les plus innovantes.
La personne qui soumettra la meilleure idée (sélectionnée par un juri d’experts) recevra 10.000$ de prix. De plus, les personnes dont les idées seront classées dans le top 5 recevront chacune des Prix de 2000$.
Interactif
Les autres participants peuvent commenter chacune des idées, permettant l’amélioration des concepts jusqu’au 15 Juin, date de fermeture du concours.
Tous les angles d’attaques sont visés, en utilisant la diversité des participants.
Les solutions proposées peuvent ainsi être des solutions technologiques mais également des solutions jouant sur un changement des comportements des clients.
Dans ce cas, le point clé se situe dans la facilité à convaincre le client de changer ses habitudes et comportements pour être plus écologique.
Un problème complexe
Le sujet n’a pas été choisi par hasard.
Totu d’abord, il s’agit d’un problème écologique, qui touche à l’image de marque de Starbucks. Cette dernière a beaucoup à gagner en notoriété en trouvant une solution novatrice à cette problématique.
Ensuite, on peut penser que cette fabrication de gobelets a un cout, qui peut être réduit par une telle démarche.
« Compte tenu de la complexité de la question des déchets jetable, nous avons besoin d’un large éventail d’acteurs s’impliquant dans la recherche de solutions. En plus de travailler avec les administrations municipales, les fournisseurs de matériaux et gobelets pour améliorer les infrastructures de recyclage nous croyons au potentiel créatif des individus soucieux de l’environnement afin d’identifier de nouvelles alternatives « , a déclaré Jim Hanna, directeur Starbucks de l’impact environnemental. «Nous sommes impatients de voir comment les gens réagissent à ce défi.
Quelques faits sur la nocivité des goblets actuels:
58 milliards de gobelets sont jetés (et non recyclés) chaque année.
20 millions d’arbres sont abatus pour fabriquer ces gobelets
45 milliards de litres d’eau sont utilisés au cours de processus de fabrication.
Une petite video de présentation:
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betacup-starbucks

L’impact des gobelets à emporter sur l’environnement

Après le succès de son site My Starbucks Idea (cf  StarBucks et l’innovation participative), Starbucks a décidé de continuer sur sa lancée et de faire appel aux bonnes idées de ses clients pour résoudre une problématique écologique : le devenir des gobelets à emporter.

Le but  est d’être capable de fournir en 2015 des gobelets 100% recyclables.

Starbucks a prévu 20.000$ en prix pour les idées les plus innovantes. » En savoir plus: Open Innovation et écologie : l’exemple de Starbucks BetaCup

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Les appels à projets pour favoriser la création d’entreprises innovantes.

20 mai 2010

jinnovebox

Le concept d’appel à proposition est un des outils d’une démarche d’Open Innovation.
Ces propositions peuvent être des idées (cf DELL, Starbucks), des solutions (Innovation Partagée, Deepwaterhorizonresponse…) mais également des projets.
C’est ce dernier point qui a été choisi par  l’institution «  J’Innove en Nord – Pas de Calais » pour faciliter la recherche et l’émergence d’entreprises innovantes.
Parmi les buts recherchés :
favoriser l’émergence d’entreprises innovante en Nord pas de calais.
attirer des investissements « à haute intensité technologique »,
innover par et pour les services,
renforcer la collaboration public – privé en matière de recherche et de transferts
de technologie.
L’idée est de détecter les meilleures idées et projets pour pouvoir ensuite les accompagner et favoriser leur développement.
Ce système est régulièrement utilisé par différents organismes chargés d’encourager la création d’entreprise.
J’Innove est allé plus loin en faisant une « innovation marketing » : à l’instar de ce qui peut se faire dans la téléphonie, elle propose une « Box » regroupant tous les services pouvant être utiles à un créateur innovant.
L’objectif : réunir toutes les conditions de la réussite et permettre de développer durablement l’activité en Nord-Pas de Calais.
Parmi ces services, on retrouve une phase de coaching/formation sur la création d’entreprise dont notamment les aspects sur la propriété intellectuelle et l’innovation.
Pour faciliter l’émergence, un réseau spécifique est mobilisé, constitué d’incubateurs, pépinières d’entreprises et experts sectoriels.
Le 1er appel à projet concerne le secteur « Matériaux et nouveaux usages » (matériaux biosourcés, textiles ou composites).
La région souhaite ainsi s’appuyer sur son réseau important dans ce secteur (2e région française dans les textiles techniques avec 150 entreprises et 9 000 emplois.) ainsi que sur ses 6 pôles de compétitivité et 11 pôles d’excellence économique.
Il s’agit d’un exemple intéressant utilisé par une institution pour favoriser l’émergence de concepts innovants en leur accordant l’accès à un écosystème spécialisé.
L’innovation est ici axée sur le marketing en utilisant le concept de la « BOX » en terme de communication et un portail web (les candidatures sont uniquement adressables par le site). On peut noter que le service proposé va plus loin que les appels à projets classiques en proposant un « pack » de services et en fédérant différents acteurs autour du porteur de projet.
Ces porteurs de projets ont jusqu’au 10 juillet pour remplir le dossier de candidature sur le site http://www.jinnovbox.com/

Le concept d’appel à proposition est un des outils d’une démarche d’Open Innovation.

Ces propositions peuvent être des idées (cf DELL, Starbucks), des solutions (Innovation Partagée, Deepwaterhorizonresponse…) mais également des projets.

C’est ce dernier point qui a été choisi par  l’institution  ’J’Innove en Nord – Pas de Calais’ pour faciliter la recherche et l’émergence d’entreprises innovantes.

Parmi les buts recherchés : » En savoir plus: Les appels à projets pour favoriser la création d’entreprises innovantes.

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BP, la marée noire et l’Open innovation

12 mai 2010
Apres echec des différentes tentatives de
dompter le geyser de pétrole qui déverse 800 000 litres de brut par jour au fond du golfe du Mexique

deepwater horizonLa marée noire du golfe du mexique (Image : uscgd8)

Apres l’échec des différentes tentatives de dompter le geyser de pétrole qui déverse 800 000 litres de brut par jour au fond du golfe du Mexique, la compagnie BP a décidé de se mettre à l’écoute de toutes les bonnes idées. » En savoir plus: BP, la marée noire et l’Open innovation

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Innovation ouverte chez Volkswagen

4 mai 2010

app my ride

Après BMW et sa démarche d’innovation ouverte, PSA et ses concours de design, c’est au tour de Volkswagen d’utiliser l’innovation partagée pour innover dans sa gamme d’ info-divertissement véhicule.

«Notre objectif est d’inviter la communauté internationale des développeurs à participer à la conception de futurs systèmes» a expliqué le Prof. Dr. Jürgen Leohold, Responsable de la Recherche chez Volkswagen.
«Les participants sont censés imaginer la finalité et le mode de fonctionnement du système d’Infodivertissement idéal, et aujourd’hui ils ont même la possibilité de le réaliser. Il est également possible d’analyser les applications existantes sur notre plateforme et d’en discuter en matière de conception, et d’utilisation» explique le Dr Peter Oel, Responsable des «Concepts et Mécanismes de Contrôle» du Département de Recherche Volkswagen.
Grâce à la fourniture d’un kit de développement via le site de app my ride, les partipants peuvent :
- Proposer une idée d’application à installer sur un véhicule
- Proposer une représentation graphique de l’interface utilisateur
- programmer une application en Adobe Flash / Flex
Le but est de faire émerger des idées innovantes prenant plus en compte les désirs des utilisateurs (conducteur et passagers).
La démarche est associée à un concours récompensant l’application la plus innovante.
Celle ci sera primée par la communauté «App My Ride» et par un jury composé de cadres de Volkswagen et de spécialistes extérieurs à l’entreprise.
Une somme assez faible (14 000 €) est prévue pour récompenser les gagnants.
Un focus particulier est fait pour les étudiants qui auront droit à un prix pécial : un stage au sein du Département de Recherche Volkswagen à Tokyo, Shanghai, en Californie ou à Wolfsburg.
Le lauréat du concours participera également à une tournée de présentation internationale du véhicule, tous frais payés par Volkwagen.

«Notre objectif est d’inviter la communauté internationale des développeurs à participer à la conception de futurs systèmes» a expliqué le Prof. Dr. Jürgen Leohold, Responsable de la Recherche chez Volkswagen. » En savoir plus: Innovation ouverte chez Volkswagen

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Vers un 6ème modèle des processus d’innovation?

26 avril 2010
En 50 ans, la modélisation des processus d’innovation a beaucoup évolué, d’un simple modèle linéaire vers des modèles beaucoup plus complexes.
Durant les années 1950 et 1960, la phase de « research push » ou innovation de 1ere génération prévalait.
Cette approche partait de l’hypothèse que l’innovation est un processus linéaire démarrant par la découverte scientifique, passant à travers les étapes d’invention, étude et réalisation pour terminer sur une phase de marketing pour le nouveau produit ou process.
Selon cette vision, le plus gros challenge résidait donc dans la gestion efficace des investissements de R&D.
Ensuite, au début des années 1960, un 2eme modèle d’innovation linéaire fut adopté par les industriels et les instances gouvernementales.
Demand pull.
Dans ce modèle, les innovations découlent d’une demande perçues, qui influence la direction et la vitesse de développement des technologies.
Selon cette vision, le plus grand challenge est l’investissement efficace dans le marketing et l’identification des besoins du client.
Ces approches linéaires de l’innovation furent par la suite critiquées car trop simplistes. Un mix de ces 2 approches déboucha sur le modèle de 3eme génération où le research push et le demande pull pouvait fluctuer en fonction des phases du processus d’innovation, cohabitant conjointement.
Dans les années 1970, ce 3eme modèle se répandit avec une approche interactive entre les besoins client et la recherche.
Selon cette vision, le principal challenge est la communication inter-organisationnelle marketing -recherche.
Une 4eme génération, l’innovation collaborative, mis en avant les processus complexes de communications entre les différents acteurs de l’innovation interne; R&D; marketing, distribution + les acteurs externes.
Ce modèle apparu au début des années 80, prenant conscience du processus complexe de l’innovation et des apports d’acteurs variés incluant les clients, fournisseurs et partenaires.
Dans ce modèle, les challenges dépassent la simple gestion du marketing et de la recherche pour inclure des partenaires diffus dans et ou dehors de l’entreprise.
Dans les années 1990, un 5eme modèle de processus apparu.
Dans ce modèle, les services/départements des entreprises ne sont plus vus comme des silos indépendants mais comme des acteurs liés collaborant en même temps sur l’innovation, via notamment l’utilisation des nouvelles technologies digitales.
Les « lead users » et les fournisseurs principaux sont considérés comme des acteurs majeurs de l’innovation et placés au cœur de la démarche.
Le focus est désormais sur la création d’écosystèmes, via notamment des partenariats, projets collaboratifs.
Le modèle de l’Open Innovation rentre dans cette catégorie et pourrait même être considéré à certains égards comme une 6eme mutation du modèle, étant aidée par le développement technologique pour faire collaborer en temps réel et manager les différents acteurs de l’innovation.
Cette intégration se fait de plus en plus tôt, par le biais notamment de la simulation, prototypage rapide etc…

modele

(Source : Flickr)

En 50 ans, la modélisation des processus d’innovation a beaucoup évolué, d’un simple modèle linéaire vers des modèles beaucoup plus complexes. » En savoir plus: Vers un 6ème modèle des processus d’innovation?

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Open Innovation et Performance de la R&D

14 avril 2010

Innovation et PerformanceSource: Pwc

Comment améliorer la performance de son département R&D ? Quelles sont les approches utilisées par les grands acteurs de l’innovation ?

Telles sont les questions auxquelles tente de répondre  l’ enquête de PriceWaterhouseCoopers (PWC) « Innovation et performance, Où en est votre R&D ?

L’étude présentée ici est assez  rassurante puisqu’elle révèle que les entreprises ont continué d’accorder une importance stratégique à la R&D et n’ont pas réduit leurs investissements, même si elles les ont davantage orientés vers des projets incrémentaux et de court terme. » En savoir plus: Open Innovation et Performance de la R&D

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Meilleures pratiques en matière de collaboration université-industrie (Partie 2)

16 mars 2010
Les collaborations recherche-industrie peuvent être houleuses. C’est le cas en France, comme dans d’autres pays. Dans la première partie de cet article, je donnais un résumé de meilleures pratiques en matière de collaboration recherche-industrie. Ces meilleures pratiques étaient extraites d’un rapport issu d’une étude menée par le National Council of University Research Administrators et l’Industrial Research Institute aux Etats-Unis.
Dans cette seconde partie de l’article, je souhaite apporter quelques complément de meilleures pratiques compilées d’après une étude qu’Edward Spencer Calder a mené dans le cadre de son Master à MIT.
Les meilleures pratiques énoncées ci-dessous sont plus particulièrement destinées au coté industrie, il est néanmoins de les connaître coté recherche.
A. Préambule
Calder par du constat mis en évidence par Lambert dans son rapport « business-university collaboration » : la recherche publique est extrêmement performante dans le cadre de la recherche scientifique, mais l’industrie doit faire face à beaucoup de difficultés pour en extraire la valeur. Lambert recommande
Aux industriels d’apprendre à extraire la valeur des idées innovantes produites par la recherche publique,
De développer un ensemble de meilleurs pratiques dans le domaine du transfert de connaissance.
Ces deux recommandations sont le point de départ du rapport de Calder. Les conclusions de Calder ont été tirée après avoir étudié de manière quantitative 70 projets / collaborations avec 17 entreprises dans divers domaines industriels (pharmaceutique, automobile, IT, aérospatiale, électronique etc.)
B. Résultat et Impact sont peu corrélés
Le Résultat et l’Impact de chacune des collaborations ont été mesurés quantitativement en identifiant un ensemble de critères et des échelles ad hoc. Il est mis en évidence qu’il n’existe pas de corrélation systématique entre les Résultats et l’Impact d’une collaboration. En effet, de très bons résultats scientifiques peuvent être produits sans que l’entreprise partenaire y gagne en compétitivité et productivité. Une bonne gestion par les entreprises peut maximiser la corrélation.
La corrélation maximale entre Résultat et Impact se situe au niveau des ressources humaines.
Notamment, l’identification de bons étudiants (comprendre doctorant) pendant la collaboration débouche souvent sur le recrutement de ce dernier par la suite. Cette personne alors recrutée maintiendra des relations / collaboration forte avec le groupe dont il est issu.
C. Encourager les activité d’agents de frontière
Les agents de frontière (boundary agents) sont des individus au sein d’une entreprise qui collectent l’information externe, la traite et l’encode pour une utilisation en interne. Ces agents ont un rôle fondamental dans les organisations reposant sur un flux important d’information venant de sous unités ou bien de l’extérieur.
Un agent de frontière possède les qualités suivantes :
Source d’information et d’idées,
Excellente communication interne (avec les autres employés),
Contacts nombreux avec l’extérieur
Excellents relais entre diverses unités ou bien avec l’extérieur
Les agents de frontière jouent un rôle crucial pour les collaborations recherche-industrie.
En effet, le fait que le responsable de projet  (coté industriel) dans le cadre d’une collaboration s’engage dans une activité d’agent de frontière a une influence positive sur les Résultats et l’Impact, et ce même (surtout) pour les activités de recherche très amont. En d’autres termes, le seul fait d’aller à la rencontre des chercheurs régulièrement permet de faire ressortir des informations extrêmement utiles pour les deux parties, leur permettant ainsi d’accroitre l’efficacité de la collaboration.
D. Durée, séparation géographique et alignement
Les collaborations durables (long terme) sont plus précieuses tant pour les Résultats qui en découlent que pour leur Impact sur l’entreprise.
C’est un point qui avait déjà été mentionné dans la première partie de cet article.
La séparation géographique n’a aucun effet sur les Résultats ni sur l’Impact.
Je trouve ce résultat particulièrement surprenant, contre-intuitif et extrêmement intéressant. C’est un encouragement pour tous intermédiaires de l’innovation ouverte (tel que PRESANS) reposant sur un réseau d’expert mondial.
Un parfait alignement est crucial, car une recherche intéressante, bien menée et d’excellente qualité peut se révéler inutile pour l’entreprise.
A moins que les objectifs et les méthodes soient alignés avec les pratiques, la stratégie et les besoins de l’entreprise, la collaboration de recherche peut ne pas valoir le coût de l’investissement. Le challenge pour les entreprises est d’assurer un alignement suffisant sans trop contraindre le projet.
E. Conclusion
En conclusion, retenons que dans le cadre d’une collaboration recherche-industrie, une recherche excellente, donnant lieu à des Résultats pertinents peut n’avoir qu’un très faible Impact sur l’entreprise si la collaboration n’est pas alignée un tant soit peu avec la stratégie de l’entreprise et si elle n’est pas accompagnée de prêt par le responsable de projet (coté entreprise) afin de favoriser l’échange bilatéral d’information.
F. Pour aller plus loin
1) Sources de l’article
Le rapport original est réellement intéressant et je recommande grandement sa lecture pour plus d’informations : http://bit.ly/1z452U.
Lambert Report : http://bit.ly/14uMsS.
2) Articles connexes sur PRESANS
Qu’est-ce que l’innovation ?
L’âge d’or de l’innovation fermée.
L’érosion du paradigme de l’innovation fermée
Meilleures pratiques en matière de collaboration université-industrie – Partie 1
3) Illustrations
L’illustration de l’article « Avery Collaboration Beer » est sous licence Creative Commons ; elle est disponible sur http://bit.ly/10oAzs.

collaboration

Les collaborations recherche-industrie peuvent être houleuses. C’est le cas en France, comme dans d’autres pays.
Dans la première partie de cet article, je donnais un résumé de meilleures pratiques en matière de collaboration recherche-industrie.

Ces meilleures pratiques étaient extraites d’un rapport issu d’une étude menée par le National Council of University Research Administrators et l’Industrial Research Institute aux Etats-Unis.

Dans cette seconde partie de l’article, je souhaite apporter quelques compléments de meilleures pratiques compilées d’après une étude qu’Edward Spencer Calder a mené dans le cadre de son Master au MIT.

Bien que les meilleures pratiques énoncées ci-dessous soient plus particulièrement destinées à l’industrie, il est néanmoins utile de les connaître coté recherche. » En savoir plus: Meilleures pratiques en matière de collaboration université-industrie (Partie 2)

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