BP, la marée noire et l’Open innovation

12 mai 2010 par Mathieu Dupas Laisser une réponse »
Apres echec des différentes tentatives de
dompter le geyser de pétrole qui déverse 800 000 litres de brut par jour au fond du golfe du Mexique

deepwater horizonLa marée noire du golfe du mexique (Image : uscgd8)

Apres l’échec des différentes tentatives de dompter le geyser de pétrole qui déverse 800 000 litres de brut par jour au fond du golfe du Mexique, la compagnie BP a décidé de se mettre à l’écoute de toutes les bonnes idées.

Un vaste appel à idée

Les internautes sont ainsi mis à contribution pour proposer leurs idées afin de lutter contre les effets voire enrayer la marée noire.

Ils peuvent proposer leurs solutions par téléphone ou via le site web Deepwaterhorizonresponse.
Un formulaire leur est proposé pour trouver des ‘solutions alternatives’. Les plus pertinentes d’entre elles seront étudiées par les ingénieurs de  BP.

Cette démarche est une application de l’Open Innovation.  L’idée est d’aller voir au delà des murs de l’entreprise et de son réseau traditionnel pour trouver des solutions innovantes le plus rapidement possible.

Une démarche déjà utilisée

Par le passé, une démarche d’innovation ouverte fut également utilisée pour un autre cas de marée noire.

En 1989, le pétrolier Exxon Valdez provoqua une marée noire très importante au large de l’Antarctique. Or, en plus du pétrole répandu sur les cotes, il restait encore 80.000 tonnes de pétrole non récupérées.

Problème : le pétrole ayant coulé dans une zone très profonde avec une température de l’eau proche de zéro degrés, il était devenu très visqueux. A l’époque, malgré les tentatives, aucune solution de pompage connue ne fonctionnait.

En 2007, un vaste appel à idées fut lancé par l’organisation chargée de s’occuper de ce problème. Un challenge d’Open Innovation fut publié avec pour récompense 20.000$. En 3 mois, l’organisation reçut une trentaine de solutions dont une gagnante.

Contrairement à ce qu’on aurait pû attendre, ce ne fut pas un spécialiste en pétrochimie qui trouva la solution mais un ingénieur du BTP. Raisonnant par analogie, il proposa une solution basée sur un système identique aux technologies utilisées dans le bâtiment pour pomper et couler du béton en hiver.

L’adoption d’une démarche d’innovation partagée fut donc d’un grand secours pour la marée noire de l’Exxon Valdez. On peut penser qu’elle permettra à BP de gagner un  temps précieux,  ce qui pourra limiter les conséquences écologiques.

Du point de vue de BP, il est urgent de trouver une solution : on parle d’une perte de 6 millions de dollars par jour….

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2 commentaires

  1. claudejeffrey dit :

    pour combattre la nappe en surface de l`océan l`idée est utilisé le principe d`une aquarium filtré par une génératrice la composante des filtres à charbon et du bicarbonate de sodium pour filtrer l`eau séparé du pétrole amasser , l`eau retourne dans l`océan sans détruire la faune. la génératrice est composée d`un boyau qui serait incorporée dans les balises comme un aspirateur et à la sortie un boyau dont la composante est relié au filtre de charbon et bicarbonate de soude. L`idée est simple , efficace ne demande pas de dépense énorme .

  2. Mathieu Dupas dit :

    Merci pour ce concept fort intéressant. Peut-être avez vous déjà une technologie d’additifs qui pourraient correspondre au besoin de BP ?
    Si tel est le cas, je vous invite à les contacter pour mettre en avant votre technologie.
    De façon plus générale, à la vue des incidents pétroliers qui continuent d’exister, il me semblerait intéressant de proposer cette solution à d’autres compagnies pétrolière.

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